Gestion de la fréquentation


Connaître la fréquentation pour mieux l'appréhender

Les Grands Sites de France mettent en place des outils (observatoire de la fréquentation, écocompteurs…) qui permettent de cerner le profil de leurs visiteurs, leurs habitudes de déplacement, etc. La connaissance des flux doit devenir le curseur de l’action raisonnée du gestionnaire qui réfléchit à la limite de la capacité d’accueil sur son site. 

baie somme velocsmbsglp
Etudier la fréquentation touristique et de mobilité

L'exemple de la Baie de Somme

Sur le territoire du Grand Site de France qui accueille chaque année 2 millions de visiteurs, les résultats de l'étude ont permis d’expliquer et d’anticiper les pics de fréquentation et de réaliser des économies d’échelle. S’appuyant sur la connaissance précise des flux, le Syndicat mixte Baie de Somme-Grand Littoral Picard a pu envisager la réorganisation des accès, la création de nouvelles offres, le calibrage de plusieurs aménagements.

> Voir les résultats de l'étude

 

Étendre la fréquentation pour un accueil de qualité

Les gestionnaires des Grands Sites cherchent à diffuser la fréquentation dans la durée, les saisons et l'espace afin d'offrir une expérience agréable et harmonieuse pour les visiteurs et des retombées qui profitent à un territoire élargi.

Maison de Site de Dienne
Créer un réseau d'accueil avec les Maisons de Site

L'exemple du Puy Mary - Volcan du Cantal

Avec ces 5 Maisons de Site, le Grand Site de France Puy Mary - Volcan du Cantal souhaite offrir aux visiteurs la possibilité d'une découverte plus large des vallées du Massif et du département, évitant ainsi de cristalliser la fréquentation sur le Pas de Peyrol, porte d'entrée emblématique du Grand Site. Dans chacune de ces Maisons, le visiteur est accueilli, informé et invité à parcourir l'ensemble des facettes du Massif à travers des thématiques propres à chaque Maison mais aussi des animations (sport de pleine nature...).

> Les 5 Maisons de Site du Puy Mary

 

Diversifier l'offre sur un territoire élargi

marais poitevin velo darri
Passer de la simple visite au séjour

L'exemple du Marais poitevin

Longtemps très concentré dans quelques lieux seulement, le tourisme se diffuse aujourd’hui dans tout le territoire du Grand Site de France du Marais poitevin grâce au développement de pistes cyclables, mais aussi de l’offre (location de vélos, hébergement saisonnier, visites organisées…). Aujourd’hui, un touriste passe en moyenne 11 nuitées sur place dans des hébergements situés dans les différentes communes du Marais. La vitalité du territoire et le développement local s’en ressentent, la qualité de vie aussi : pas uniquement pensé dans un objectif touristique, le plan Vélo a ainsi pu bénéficier aux habitants permanents,pour leurs propres déplacements et leurs loisirs.


Diminuer la pression des voitures sur les sites

En limitant la présence de voitures dans ces sites protégés, les gestionnaires de Grands Sites souhaitent rendre les lieux à la nature avec des aménagements en cohérence avec l'esprit du site et favoriser une découverte sans voiture du Grand Site.

massif canigo par vallee du llec alain ortiz otz6404
Faire reculer la voiture

L'exemple du Massif du Canigó

Pour une meilleur gestion et diffusion des flux, un plan de circulation a été élaboré, entraînant des restrictions permanentes ou saisonnières sur les principaux accès du Grand Site de France (pistes de Mariailles, de Balaig et du Llec). Résultat : la fréquentation piétonne, cycliste et équestre a augmenté (+ 98 % de VTTistes et + 25 % de randonneurs en 2016 sur le chemin de Balaig fermé à la circulation motorisée depuis 2014). Le refuge des Cortalets, camp de base du pic du Canigó, est désormais accessible en 2h30 de marche ou via des transports collectifs à la demande, que l’ONF gère en collaboration avec les transporteurs. 

salagou campings car
Responsabiliser les camping-caristes

L'exemple de la Vallée du Salagou et Cirque de Mourèze

Les paysages exceptionnels de la Vallée du Salagou et Cirque de Mourèze attirent une fréquentation importante, en particulier des camping-cars qui stationnent chaque jour autour des berges du lac, parfois jusqu'à 150 et plus. Cette présence interdite dans un site classé a conduit les collectivités locales à mettre progressivement en place diverses mesures : respect de l’interdiction de stationner de nuit, clarification de la signalétique indiquant les parkings, fermeture de chemins, création de places de stationnement spéciales et d'aires de vidange hors du site classé, présence sur le terrain pour expliquer la réglementation aux visiteurs. Aujourd'hui, grâce à des aires d’accueil proposées à proximité, le stationnement sauvage a pratiquement disparu à l’intérieur du site classé.

> Fil des Grands Sites "Comment accueillir et gérer les camping-cars dans les Grands Sites ?"

Recul et renaturation d'un parking

L'exemple du Massif dunaire de Gâvres Quiberon

Dans le cadre de l'Opération Grand Site Gâvres-Quiberon, le parking de Port-Blanc a été reculé en arrière du site protégé. Responsable en partie du piétinnement du site et de la multiplication anarchique des sentiers, cette aire de stationnement est maintenant rendue à la nature. Elle a bénéficié d'un traitement paysager respectueux de l'esprit des lieux, d'opérations de revégétalisation et d'aménagements discrets d'accès à la mer.