Actualités 2007

Bibracte - Mont Beuvray, cinquième site labellisé Grand Site de France

jeudi 25 août 2011

Le Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Jean-Louis BORLOO, a décidé de labelliser le site de Bibracte - Mont Beuvray Grand Site de France.

Bibracte est le nom d'une ville antique enfouie sous la forêt du Mont Beuvray, dans le Morvan, au cœur de la Bourgogne. C'est aussi celui de l’établissement gestionnaire du site et de ses équipements, sous le statut tout récemment acquis d'Etablissement public de Coopération culturelle.

 Bibracte rejoint ainsi la liste des sites labellisés, qui comprend déjà l’Aven d’Orgnac, la Sainte Victoire, le Pont du Gard et la Pointe du Raz.

Le Label Grand Site de France, protégé par l'Etat, est la reconnaissance d’une gestion conforme aux principes du développement durable, qui concilie préservation du paysage et de “l’esprit des lieux”, qualité de l’accueil du public, participation des habitants et des partenaires à la vie du Grand Site.

 Sur le site de Bibracte - Mont Beuvray, le projet culturel privilégie trois axes : l’archéologie, la civilisation celtique, la nature et les paysages. Une des originalités du site est en effet de concilier une recherche de haut niveau au sein du Centre archéologique européen, la diffusion des connaissances et l’animation du territoire à travers son musée ( conçu par l'architecte Pierre-Louis FALOCI), la gestion du massif forestier (qui bénéficie de l'expertise de l'architecte-paysagiste Claude CHAZELLE) ainsi que la dynamisation du tourisme régional.

Accueillant chaque année plus de 80 000 visiteurs, attirés par les recherches archéologiques en cours mais aussi par la beauté de ce massif, le site est classé au titre des Sites depuis 1990 et des Monuments historiques depuis 1984. Bibracte est devenu un véritable levier de développement pour le territoire rural du Morvan au tissu socioéconomique fragile. Il est aujourd’hui officiellement reconnu à travers le Label grand Site de France.

Grenelle de l'environnement : où sont les sites et les paysages ?

jeudi 25 août 2011

Le Réseau des Grands Sites de France a constaté avec regret que la politique de protection des sites et des paysages est absente du Grenelle de l'environnement et a décidé d'apporter une contribution au Grenelle. Cette contribution a été remise à Mme Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de l'écologie auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables par M. Gérard Voisin, président du Réseau des Grands Sites de France, le 17 octobre 2007. Elle vient prolonger l'action des Grands Sites au sein des Etats Généraux du Paysage qui se sont tenus en février 2007 et dont les conclusions avaient été transmises aux candidats à l'élection présidentielle, puis au gouvernement dès sa constitution. Il est très regrettable que ces questions de sites et de paysages si importantes pour nos concitoyens, si nécessaires à notre activité touristique, aient été ignorées, alors que la France a récemment ratifié la Convention européenne du Paysage.

L'environnement n'est pas qu'une question de sciences dures mais aussi de sensibilité, de choix collectifs, de cadre de vie. Nous proposons donc :

  • que la stratégie nationale de la biodiversité soit élargie à une stratégie de la diversité biologique et paysagère
  • que soit pris en compte l'important besoin de renforcement de la gestion des sites classés. Cela passe notamment par la reconnaissance juridique des structures locales de gestion des sites.
  • que les propositions du Grenelle soient complétées par une approche "tourisme durable" dans laquelle figurera la nécessité de protéger et de mettre en valeur le capital paysager de la France et tout particulièrement ses plus grands sites emblématiques. A cet égard, nous demandons l'adoption par le gouvernement d'un plan d'action pour les Grands Sites de France qui comprendra le doublement du nombre des Grands Sites éligibles à cette politique avec un objectif d'atteindre à l'échéance de 2015, 100 Grands Sites réhabilités, mis en valeur et dotés de structures de gestion durable.
  • que la question de l'impact paysager de l'implantation des éoliennes soit abordée de front avec une évaluation environnementale et une enquête publique préalables ainsi que la création d'un fonds de garantie destiné à financer le démantèlement des installations en fin de vie et la remise en état des sites. 

EGPMontage-copie

Etats Généraux du Paysage 8 février 2007 
(Composition - photo-montage : Jean-Jacques Kelner)

Contribution du Reseau des Grands Sites de France au grenelle de l'environnement 

9èmes rencontres des Grands Sites au Puy de Dôme

jeudi 25 août 2011

Les 9èmes Rencontres des Grands Sites ont été accueillies à Clermont Ferrand et sur le site du Puy de Dôme du 10 au 12 octobre derniers par M. Gérard VOISIN, président du Réseau des Grands Sites de France, député de Saône et Loire et M. Jean-Yves GOUTTEBEL, président du Conseil général du Puy-de-Dôme.

9èmes rencontres des Grands Sites au Puy de Dôme du 10 au 12 octobre

Autour de la question « Agriculteurs, forestiers et Grands Sites : quels partenariats ? », elles ont rassemblé plus de 130 participants : gestionnaires de Grands Sites français, représentants du ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, du Ministère de l'Agriculture de la Pêche, de l'Office national des forêts, de la FNSEA, du Parc Naturel Régional des volcans d'Auvergne, de l'Institut Technique du Vin, de la Fédération des Conservatoires d'Espaces Naturels, des élus locaux et acteurs du territoire… Parce qu'ils façonnent les paysages et forgent l'identité des lieux, agriculteurs et forestiers sont des acteurs incontournables des Grands Sites et de leur évolution. C'est ce qu'ont pu apprécier les participants à ces Rencontres lors de la visite de terrain sur les grandes estives du Puy-de-Dôme. 

Les principales conclusions émanant de ces deux jours de réflexion commune sont les suivantes : les partenariats, les échanges et la confiance entre le monde agricole et les acteurs des espaces naturels doivent être renforcés.

«Une politique de paysage ne peut se faire qu'avec un engagement fort à la fois des habitants, des agriculteurs et des collectivités publiques». Dans cet esprit, de nombreux sites comme Sainte-Victoire ou le Mont Saint-Odile initient des chartes entre agriculteurs, forestiers, gestionnaires d'espaces protégés et associations sportives pour concilier les différents usages de l'espace. Dans un contexte international d'augmentation de la demande en matière première et de pression sur les prix, l'agriculture doit s'attacher à produire plus mais avec moins d'impact sur l'environnement. Le respect de l'environnement et la participation à l'entretien des espaces protégés exceptionnels que sont les Grands Sites peut et doit être un atout pour l'agriculture d'aujourd'hui et de demain, renforçant son image de qualité et ses liens avec les terroirs et lui permettant de s'adapter aux exigences nouvelles des consommateurs.

  • Ces Rencontres se sont tenues, comme chaque année, dans un esprit très chaleureux, que l'ambiance soit festive ou studieuse. La soirée gastronomique et musicale au sommet du site avec de nombreux produits des Grands Sites et du Puy de Dôme reste mémorable. Une visite de terrain du Puy de Dôme a été l'occasion de découvrir la beauté des lieux et les aménagements en cours pour mieux accueillir le public. Ces Rencontres s'inscrivent dans le prolongement des Etats généraux du Paysage qui se sont tenus en février dernier.

 

Programme des neuvièmes Rencontres des Grands Sites

Communiqué de presse

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Les retombées économiques des Grands Sites

jeudi 25 août 2011

Les coûts des actions de protection, de réhabilitation, de mise en valeur et de gestion des Grands Sites sont parfois mis en question (près de 42 millions € au Pont du Gard sur 5 ans entre 1996 et 2000, 10 millions € au Puy de Dôme entre 2003 et 2007, l'équivalent à la Pointe du Raz entre 1991 et 1995, 5 millions € actuellement en Camargue gardoise). A contrario, leur impact économique est rarement évoqué. Or ces sites ont une valeur économique et un rôle dans le développement des territoires, moins connus mais bien supérieurs que nous pouvons désormais démontrer chiffres à l'appui. 

Une conférence de presse sur les retombées économiques des Grands Sites a réuni mardi 18 septembre à Paris, au Petit Riche, plus de trente journalistes et partenaires institutionnels du Réseau (MEDAD, Ministère de l'agriculture et de la pêche, Odit France, ministère de la Culture, Fondation du patrimoine...). 

M. Dumas, président du Site du Pont du Gard, M. Gouttebel président du Conseil général du Puy-de-Dôme, M. Voisin, président du Réseau des grands Sites de France et M. Lasnier, directeur du bureau d'études Figesma sont intervenus pour présenter les études réalisées par les Grands Sites sur leurs retombées économiques.

Le site du Pont du Gard génère chaque année 135 millions € de retombées économiques sur la région, correspondant à 1209 emplois et engendrant 21,5 millions € de recettes fiscales. Ainsi, chaque visiteur du Pont du Gard dépense 3,27 € sur le site et 123 € à l'extérieur du site. Le site du Puy de Dôme génère chaque année 76 millions € de retombées économiques, correspondant à 696 emplois et engendrant 11 millions € de recettes fiscales. Chaque visiteur du Puy de Dôme dépense 3,5 € sur le site et 180 € à l'extérieur du site.

Ces chiffres sont à mettre en relation avec des budgets annuels des structures de gestion, fonction les caractéristiques physiques des sites, de leur niveau de fréquentation, des services et activités culturelles qu'ils proposent de 7 millions € au Pont du Gard et de près de 500 000 € au Puy de Dôme.

Bien entendu, il convient de protéger ces paysages emblématiques en premier lieu pour leur valeur patrimoniale, aujourd'hui et demain. Mais les investissements que les collectivités et l'Etat consacrent à leur réhabilitation et à leur gestion ont aussi un sens économique et se justifient pleinement de ce point de vue par leur impact majeur en termes de retombées économiques et d’emplois.

Des prolongements sur la connaissance des retombées économiques des grands Sites sont attendus avec de prochaines études sur d'autres grands Sites....

 

Communiqué de presse

Synthèse de l'étude Retombées éco des Grands Sites

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Démarrage du chantier d'aménagement à St-Guilhem-le-Désert

jeudi 25 août 2011

Dans le cadre de l’Opération Grand Site, la Communauté de communes Vallée de l’Hérault engage une vaste opération d’aménagement des abords du Pont du Diable.

Les travaux ont débuté le 3 septembre 2007 et devraient durer près de deux ans. Coeur du Grand Site, le Pont du Diable est inscrit au Patrimoine Mondial par l’U.N.E.S.C.O. au titre des Chemins de Saint Jacques de Compostelle. Il constitue la porte du site classé des Gorges de l'Hérault et retient les visiteurs attirés par le pont roman du XIème siècle ou par la plage en bord d’Hérault.

Le projet d’aménagement vise à préserver et sécuriser le lieu notamment grâce à : l’aménagement d’un pôle d’accueil, une meilleure répartition des flux de visiteurs et l’organisation d’un plan de circulation et de stationnement.

Les travaux seront menés dans le respect du site et de ses richesses afin de préserver son équilibre et de protéger l’environnement. Tous les matériaux extraits de l’ancienne carrière à proximité seront réutilisés pour la construction de la plateforme du futur parc de stationnement et des murs. Les végétaux débroussaillés seront broyés puis utilisés comme compost pour les plantations qui agrémenteront les futurs aménagements. De plus, la communauté de communes a missionné l’association « Les écologistes de l’Euzières » pour mener une campagne de sauvegarde de la faune (batraciens, reptiles…) avec la création d’une mare temporaire dans laquelle seront réinstallées les différentes espèces que les travaux d’aménagement pourraient mettre en péril.

Une mise en service provisoire des principaux aménagements du projet est prévue pour la saison 2008 avant l’ouverture définitive en 2009.

Les travaux de sauvegarde des deux Caps Blanc-Nez, Gris-Nez sont lancés

jeudi 25 août 2011

Les caps Blanc-Nez, Gris-Nez constituent le principal secteur emblématique du littoral du Nord-Pas-de-Calais, seuls promontoires côtiers face à l’un des passages maritimes les plus fréquentés du monde. C'est un environnement très diversifié marqué par une richesse exceptionnelle en matière de paysages et de milieux naturels. 

Chaque année, ce site attire près d'un million de visiteurs. Cette pression touristique a généré une dégradation de l'environnement et des conditions d'accueil du public. Pour y remédier, le Conseil Général et ses partenaires ont décidé d'engager démarche globale de réhabilitation et de mise en valeur du site. 

Le lancement des travaux a lieu le 27 juin 2007 à Tardinghen, village côtier qui représente un parfait exemple miniature des futurs aménagements à l’échelle des 23 km du littoral. Adossé au cap Gris-Nez, ce village de 150 habitants jouit d’une vue imprenable sur la baie de Wissant et le Cap Blanc-Nez. Traversé par 15 000 véhicules par jour, il souffre, ainsi que sa dune d’une sur-fréquentation touristique. Par ailleurs, ne possédant ni équipement touristique ni aire de stationnement, il ne bénéficie d’aucune retombée économique. 


Les travaux entrepris concernent :

  • des mesures de protection environnementale, restauration du cordon dunaire, rénovation des sentiers d’accès à la plage, ramassage des ruines de guerre.
  • des aménagements urbains pour améliorer l’accueil des visiteurs et le stationnement en respectant l’esprit des lieux,
  • des aménagements touristiques, belvédères et sentiers d’accès à la plage,
  • des réalisations solidaires, accès à la plage adapté aux personnes à mobilité réduite.

Le Puy Mary inaugure sa Maison de Site

jeudi 25 août 2011

Depuis le 1er juillet, le Syndicat Mixte du Puy Mary (SMPM) ouvre plus grand les portes du Puy Mary aux visiteurs. En présence d’une cinquantaine de personnes, l’inauguration officielle de sa Maison de Site ce samedi 14 juillet est le fruit d’un travail de longue haleine mené pendant 5 ans par l’équipe jeune et dynamique du syndicat mixte, gestionnaire du site.

Élément emblématique de l’Opération Grand Site, cette étape n’est donc que la partie émergée de l’iceberg. Un bel encouragement pour la suite de l’opération et un bel exemple de partenariat avec les acteurs du territoire de treize communes du Cantal.

La Maison de Site du Puy Mary a enfin remplacé l’ancienne buvette par laquelle les visiteurs devaient passer pour accéder au chemin menant au sommet. En 1998, le Conseil Général du Cantal devient propriétaire de ce bâtiment vétuste et maître d’ouvrage du projet dont il est le principal financeur (41,6% du montant total de l’opération). C’était un véritable défi que de bâtir cet ensemble à 1588 m d’altitude. En plus d’accueillir 475 000 visiteurs chaque année et d’être isolé, l’endroit est confronté à de longues périodes de froid et de gel, rendant les travaux impossibles pendant la moitié de l’année.

Conçue dans le respect du site et de la nature des lieux, cette Maison de Site est faite de roches volcaniques et s’inscrit parfaitement dans l’embase du Puy Mary. La construction se divise en deux parties entre lesquelles le chemin invite le visiteur à gravir les premières marches jusqu’au sommet. Sa mission est d’orienter les visiteurs vers les vallées et les territoires périphériques, de les sensibiliser aux richesses patrimoniales des lieux et de leur donner les indispensables « clés » de découverte de ce territoire. D’ailleurs en ce moment, elle propose une exposition colorée sur l’origine du massif volcanique, plus grand volcan d’Europe…Un lien muséographique avec la Maison de Site est aussi prévu dans les vallées environnantes avec la réhabilitation dès cet automne, dans le cadre du Pôle d’excellence Rurale, d’anciennes bâtisses qui accueilleront des Centres d’Accueil et d’Interprétation. 

Le projet du Grand Site du Puy Mary n’a pas fini de rayonner dans ses vallées. L’élan est partagé entre habitants et élus locaux, favorisant le développement et la valorisation des atouts du territoire autour du Puy Mary…

La Pointe-du-Raz récompensée

jeudi 25 août 2011

Le projet d'aménagement de la Pointe du Raz a reçu le 19 juin 2007 le prix ROUX DORLUT de l'Académie d'Architecture.

L'équipe d'architectes et de paysagistes (MONTAUFFIER, Le BERRE, LANCTUIT) qui a réalisé ce projet a été récompensée pour la façon dont les aménagements nécessaires à l'accueil des visiteurs (Maison du site, commerces et espaces de stationnement) ont été intégrés dans les espaces naturels de la Pointe du Raz, de la Baie des Trépassés et de la Pointe du Van. Cette intégration s'est faite, en particulier, en fondant les bâtiments et les parkings dans les courbes de niveaux du terrain et en utilisant la pierre et la végétation arbustive typique de ces landes bretonnes. 

A l'approche du 15ème anniversaire du démarrage des travaux de l'Opération Grand Site de la Pointe du Raz et après, en 2004, la remise par le Ministère de l'Ecologie du label GRAND SITE DE FRANCE ® au syndicat mixte pour l'aménagement et la protection de la Pointe du Raz et de du Cap Sizun pour la qualité de la réhabilitation et de la gestion de ce site emblématique, cette nouvelle distinction honore une fois de plus cette réalisation. Elle vient aussi rappeller à quel point il est essentiel dans les Grands Sites que tous, architectes, paysagistes, gestionnaires travaillent de concert en mettant leur talent au service de la préservation de l'esprit des lieux.

 

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Restauration du petit patrimoine bâti et insertion professionnelle à Solutré Pouilly Vergisson

jeudi 25 août 2011

La restauration du petit patrimoine bâti sur le site des Roches de Solutré Pouilly Vergisson se poursuit et se renforce avec la mise en place le 15 juin 2007 d’un chantier d’insertion de huit salariés. Au programme la restauration de quatre lavoirs, de cadoles (cabanes en pierre sèche) et des murets qui font le charme de ce site exceptionnel à bien des égards. Les salariés du chantier auront également en charge la préservation d'un environnement fragile soumis à une fréquentation estivale intense avec notamment la fermeture des sentiers et des sites d’escalade sauvages. Ce projet qui comporte un important volet de formation des salariés, offre à un public en difficulté l'opportunité de se former aux métiers liés au paysage et à la restauration de bâtiments anciens.

Le chantier bénéficie du soutien de la Fondation d’Entreprise Véolia Environnement.

Il s’inscrit dans un programme ambitieux d'amélioration de l'accueil du public en 2007 et 2008 avec la création de parkings paysagers et d'une maison de site qui permettra de comprendre et de connaître le site sous toutes ses thématiques (préhistoire, histoire, géologie, paysage, viticulture, environnement...). 

Le Grand Site a été labellisé Pôle d'excellence rurale en 2006.

Le Grand Site de la Camargue gardoise en cours de restitution paysagère

jeudi 25 août 2011

En 2007 ce site, haut lieu du paysage français, fera peau neuve en rayant définitivement de la carte, l'ancienne cave coopérative d'Aigues Mortes construite illégalement en 1913. 

Dès leur construction en 1913, les bâtiments de l'ancienne cave coopérative d'Aigues Mortes situés au pied des remparts sud ont fait l'objet de nombreuses critiques quant à leur impact sur le paysage. En effet, ils bloquent la superbe perspective paysagère vers ce bijou architectural. De plus, les parcelles concernées se trouvent à l'intérieur du périmètre du site classé par décret en mars 1993. 

De nombreuses propositions d'acquisition ont été faites au fil des ans aux coopérateurs sans jamais aboutir à un terrain d'entente même si cette cave ne servait plus à la vinification depuis plusieurs années. En 1999, le Syndicat Mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise a lancé une procédure d'expropriation sur l'ensemble des bâtiments de la cave dans le cadre d'une DUP (Déclaration d'utilité publique). 

Durant 7 années, la concertation des pouvoirs publics avec le Président de la cave n'a jamais cessé sans jamais aboutir malgré de très importantes propositions d'indemnisations. Après de multiples négociations et menaces d'expulsion par la force publique, les locaux finalement ont été libérés le 15 novembre dernier. 

Lundi 4 décembre 2006 les premiers travaux de démolition ont pu commencer. Ils se termineront en février 2007 et seront suivis de travaux paysagers permettant notamment le retour de l'eau aux abords immédiats des remparts. 

L'événement que représente la destruction de ce bâtiment a son importance car il a une histoire difficile et ponctue la fin d'un conflit vieux de 94 ans. Au-delà, c'est aussi la confirmation de la mise en œuvre d'investissements importants de l'Etat et des collectivités locales pour réhabiliter et mettre en valeur un haut lieu des paysages français, le Grand Site de la Camargue gardoise, membre du Réseau des Grands Sites de France.

 

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